Interview de Stéphanie Tosi, fondatrice de Carré d'artistes.

« L'art ne doit pas être réservé à quelques privilégiés, il s'adresse à tous »(Andy Warhol). Briser les barrières et démocratiser l’art contemporain, voilà le concept de Carré d’artistes depuis 2001. L’enseigne propose les œuvres de 600 artistes dans une trentaine de galeries à travers le monde en France, aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne, aux Pays-Bas. Nous sommes partis à la découverte de sa fondatrice Stéphanie Tosi qui nous raconte les grandes étapes de développement de cette société. Un entrepreneure déterminée et inspirante !

 

  1. Peux-tu nous raconter ton enfance ?

 

Je suis originaire du Pas-de-Calais, je suis la 5ème d’une fratrie de 7 enfants. J’ai eu une enfance heureuse, mon papa était entrepreneur dans la confection et ma maman mère au foyer.

 

  1. Comment as-tu choisi tes études  ?

 

Après un bac scientifique, je me suis dirigée vers une école de commerce bien que venant d’une famille d’ingénieurs.

 

  1. Quelle a été la genèse de Carré d’artistes ?

 

Depuis que j’étais petite je disais que j’allais ouvrir un galerie d’art. Après mon école de commerce j’ai travaillé 8 ans dans le groupe agroalimentaire américain Mars (confiserie et pet food). J’y ai appris énormément de choses , le marketing, la vente, la négociation, les process. Au cours d’un voyage dans les Baléares, j’ai découvert à Minorque une église rénovée en lieu d’exposition qui m’a plu. Des œuvres papier étaient vendues à petits prix pour rendre l’art accessible. Démocratiser l’art a été ce qui m’a guidé dans ce projet. Nos œuvres coûtent de 95 à 5.000 euros environ. Carré d’artistes est né à Aix-en-Provence en 2001 pour faciliter l’accès à l’art et de faire émerger de nouveaux talents. Dix-huit ans plus tard, il est devenu le plus gros réseau de galeries d’art au monde, avec 35 implantations en France et à l’étranger et près de 600 artistes exposés.

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  1. Quel est le concept de Carré d’artistes ?

 

Notre concept est original mais simple : la valeur des œuvres est déterminée selon leur format, quels que soient l’artiste ou la technique employée. Une manière d’aborder la vente d’art détachée des cotations et qui séduit, par sa transparence et sa simplicité, une clientèle bien plus large que celle des galeries traditionnelles, qui restent très élitistes.

 

  1. Comment choisis-tu tes franchisés ?

 

Notre franchise attire évidemment les amateurs d’art. Toutefois la connaissance du marché de l’art n’est pas requise. Nous y initions nos franchisés en formation initiale. En outre, c’est notre service artistique qui sélectionne les artistes exposés dans les galeries, et qui crée et renouvelle la sélection propre à chacune. Ce qui est primordial, en revanche, c’est d’être un bon commerçant et de savoir gérer une entreprise. Idéalement, aussi, d’être un franchisé opérationnel, présent sur le terrain. Pour le reste, nous assurons évidemment le suivi et l’animation du réseau, et toute la partie marketing et communication.

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  1. Quels sont tes objectifs de dévloppement ?

 

Carré d’artistes compte à ce jour 32 galeries ouvertes : 12 franchises à l’étranger, en Chine, aux Pays-Bas, aux États-Unis ou encore à Singapour, 8 franchises et 11 succursales en France, qui représentent la moitié de notre chiffre d’affaires. Le concept fonctionne, le business est maîtrisé… mais nous ne pouvons aller partout en propre. Or il reste de nombreuses zones à couvrir dans l’Hexagone. C’est pourquoi nous recrutons désormais aussi des franchisés en France. Des villes comme Nantes, Montpellier, Deauville ou Annecy présentent un vrai potentiel pour nos galeries. Il reste aussi des places à prendre en région parisienne. A terme, le pays pourrait accueillir une vingtaine de galeries Carré d’artistes franchisées.

 

  1. Quel est le conseil que l’on peut donner à un(e) jeune collectionneur ?

 

Fonctionner au coup de cœur, acquérir des œuvres qui procurent de l’émotion et du plaisir.

 

  1. Comment la crise sanitaire a-t-elle modifié les tendances du marché mondial de l’art ?

 

Le digital a bien marché pendant les confinements et a pris le relai des ventes physiques. Cela étant dit je pense qu’acheter en ligne ne transmet pas la même émotion. Et il restera toujours la relation avec les clients, la découverte des œuvres en galerie et les relations humaines.

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  1. Comment partages-tu ton temps aujourd’hui ? Parviens-tu à déléguer ?

 

J’arrive de plus en plus à déléguer. Mon associé est parti en 2016, il s’occupait de la partie financière, comptabilité, juridique et moi du marketing, du commercial et de la curation. Ce départ m’a permis de mieux me structurer avec un Codir. Les collaborateurs ont davantage d’autonomie et d’impact. 

 

 

  1. Quelle est ta plus grande fierté ?

 

D’être toujours présents au bout de 20 ans. De collaborer avec des entrepreneurs franchisés à mes côtés, ils adhèrent vraiment au concept. Et fière de soutenir tous ces artistes. J’adore les équipes Carré d’artistes, c’est un plaisir de travailler ensemble. Nous sommes une cinquantaine hors franchisés et 120 en les comptant.

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  1. Si tu pouvais inviter 3 personnes à un dîner, quelles seraient-elles ?

 

  • Elon Musk
  • Xavier Niel
  • Takashi Murakami

 

  1. Quel est le livre qui t’a le plus marqué et pourquoi ?

 

Les lettres Etty Hillesum, une jeune hollandaise connue pour avoir, pendant la Seconde Guerre mondiale, tenu son journal intime et écrit des lettres depuis le camp de transit de Westerbork aux Pays-Bas. Elle a été assasinée à Auschwitz. Ou La Tresse de Laetitia Colombani.

 

  1. Quel est le rêve qui te reste à réaliser ?

 

Partir faire un break en bateau dans le Pacifique.

 

  1. Quel est le plus beau voyage que tu aies réalisé ?

 

Madagascar deux fois, en dehors de la beauté des paysages ce qui m’a frappé c’est la richesse au niveau des gens.

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  1. Quelle est ton addiction ?

 

Le travail, prendre de nouveaux challenges.

 

  1. Quel est le morceau que tu écoutes en boucle en ce moment ?

 

Grand Corps Malade

 

  1. As-tu un dicton ou un proverbe auquel tu penses souvent ?

 

« Tu ne reçois que ce que tu donnes »

 

  1. Comment progresses-tu ?

 

En écoutant les gens, en lisant beaucoup de choses, je prends du temps pour lire et pour faire de l’auto-formation. Cela m’aide à prendre du recul.

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  1. Que penses-tu des compléments alimentaires ? En prends-tu personnellement ? 

 

Non car j’ai une très bonne alimentation et une vie très équilibrée. Je ne mange pas de viande.

 

  1. Que penses-tu de Konjak Paris ? As-tu un conseil nous prodiguer ?

 

Je privilégie le Bio donc je trouve intéressant que votre complément soit 100% Bio et naturel.

 

Merci Stéphanie <3

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